• ● Souffrance des divorces et mariage homosexuel

    Il m’arrive parfois de passer devant la Cour d’Appel du département où j’habite. J’y vois souvent un monsieur, tout seul, avec un air à la fois triste et gêné, qui distribue un tract.

    Ce tract traite des pères divorcés qui demandent d’avoir davantage le droit de voir leurs enfants.

    Je suis désolé pour ce monsieur et pour la cause qu’il représente, mais que peut- faire pour lui la société ? Pas grand-chose sans doute. Pourquoi ?

    Parce que le divorce est perçu aujourd’hui dans la société comme un acte d’une affligeante banalité. On prend un avocat, on essaye de se mettre d’accord, cela se passe plus ou moins mal, la mère a souvent la garde des enfants, le père les voit de temps en temps. Tout le monde fait comme cela. La belle affaire ! Qu’est ce que vous avez à nous parler de cela ?

    La souffrance des divorces
    D’abord, ce que l’on ne dit jamais, c’est que la souffrance des enfants est profonde et souvent non-dite. Ensuite, son existence est occultée par la société.

    Cette souffrance crée une insécurité et une fragilité qui marqueront l’enfant et l’adulte qu’il sera, sans doute pour toute sa vie. Mais de cela, en toute bonne foi, personne ne parle. On demande de la personne qui a divorcé si elle a « refait sa vie ». Si c’est le cas, on a alors apparition d’une « famille recomposée ». Mais personne n’a jamais parlé de « familles décomposées ». Or, pour une famille recomposée, il y a (au moins) deux familles décomposées.

    Et le monsieur avec son tract, et les pères de l’association qu’il représente, tous ces gens-là souffrent. Souffrent-ils autant que les enfants ? La question n’est pas là. Le point de fond, c’est que l’affaiblissement de l’institution du mariage, fabriqué entre autres par la banalisation du divorce, a créé une montagne de souffrances. Montagne que la société dans son ensemble refuse de regarder.

    Oh ! le vilain réactionnaire !
    En écrivant cela, je sais que je vais être considéré comme un vil réactionnaire rétrograde. Peu me chaut. Ce qui m’apparait évident, c’est que la facilitation du divorce, et un ensemble de relâchement de règles et de mœurs, ont créé des situations de souffrances considérables, et qu’au fond tout le monde s’en accorde.

    Quel rapport avec le mariage homosexuel ?
    Le voici. Cette loi va générer encore plus de souffrances que la situation antérieure. C’est logique d’ailleurs. Un article de ce site montre qu’un des deux arguments principaux des zélateurs du mariage homosexuel est qu’ «  il faut aller dans le sens de l’histoire », La famille va de plus en plus mal ? C’est le sens de l’histoire que d’accompagner ce mouvement Tant pis si cela va créer encore davantage de souffrances. D’ailleurs, ces souffrances n’existent pas, ce ne sont que d’affreux réactionnaires, surement homophobes, qui prétendent qu’il y en a.

    Enfants de divorcés, il y en a parmi vous qui vivent chaque passage du père à la mère et de la mère au père comme un déchirement, revécu au moins 100 fois dans l’année, 1 000 fois entre l’âge de 2 ans et l’âge de 12 ans. Soyez certains d’une chose : aucun des zélateurs, députés, sénateurs, journalistes, manipulateurs, lobbyistes, ministres qui ont fait passer cette loi, ne se soucie de vous. Ce qui les intéresse, c’est de pousser l’idéologie de destruction de la famille.

    Mais, enfants de divorcés d’hier, ne vous plaignez pas trop. Vous saviez au moins la différence entre un père et une mère. Pères divorcés, qui estimez être privés de l’amour de votre enfant, vous souffrez ? Vous souffrirez encore. Vous pourrez (vous devrez, sinon : discrimination !) ouvrir votre association aux lesbiennes divorcées qui estimeront n’avoir pas suffisamment de temps de garde. Cela vous consolera peut-être.

    Car votre situation ne sera rien devant l’absolue détresse des faux enfants d’homosexuel pris dans les futurs divorces. Ils se retrouveront avec 4 mamans et zéro papa, ou x mamans, et y papas. Ou même des papas-mamans, ou des mamans-papas puisque ce qui va compter maintenant, c’est l’identité de genre : chacun pourra choisir d’être homme ou femme, et changer d’état quand ça lui chante (les B et T de LGBT, c’est cela, au cas où vous ne l’aurez pas compris).

    Etre enfant de divorcés, ce n’est déjà pas si facile. Etre enfant de divorcés homo, bi ou transexuels, remariés avec des personnes de sexe variable ou indéterminé, apportant avec eux des familles décomposées où les enfants auront été conditionnés à choisir un sexe, et pourront en changer, comme on leur aura appris à l’école primaire, c’est cela la grande révolution de société que nous ont préparé Madame Taubira et Monsieur Hollande, pour satisfaire leurs bailleurs de fonds des loges maçonniques.

    Il y a vraiment quelque chose de pourri dans ce Royaume de Hollandie.

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